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A l’occasion de la Journée Mondiale sur la Lutte contre la Désertification le 17 juin 2026, Enda Pronat publie une note de positionnement sur l’agroécologie

34 % des terres du Sénégal sont déjà dégradées, mettant en péril la sécurité alimentaire, la biodiversité et la cohésion sociale.

Face à cette urgence, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, Enda Pronat appelle les autorités nationales à faire de la transition agroécologique le levier central et prioritaire de la lutte contre la désertification — en finalisant la Stratégie Nationale de Transition Agroécologique du Sénégal – SNTAES, en sécurisant le foncier rural et pastoral, en créant un mécanisme de financement décentralisé accessible aux communautés, et en portant la reconnaissance et le soutien à l’agroécologie au niveau international.

Retrouvez dans cette note de positionnement les actions portées par Enda Pronat, et ses recommandations envers les autorités nationales.

Pour l’ONG Sénégalaise, quatre priorités sont absolues :

  • Finaliser et mettre en oeuvre la SNTAES (Stratégie Nationale de Transition Agroécologique du Sénégal), assortie d’un plan d’action budgétisé, d’indicateurs et d’un dispositif de suivi participatif — et impliquer les acteurs de l’agroécologie dans la Nouvelle Politique Agricole et Industrielle du Sénégal ;
  • Sécuriser le foncier rural et pastoral par l’adoption de la LOASPH et la finalisation de la réforme foncière par des consultations citoyennes inclusives — notamment pour protéger le foncier pastoral et les parcours de bétail ;
  • Créer un mécanisme de financement décentralisé pour l’agroécologie accessible aux organisations communautaires, aux femmes et aux jeunes — en rééquilibrant les subventions aujourd’hui orientées vers les intrants chimiques au profit des biofertilisants et pratiques agroécologiques.
  • A l’attention du point focal national de la CNULCD : Porter à la COP17 la reconnaissance explicite de l’agroécologie comme réponse systémique à la désertification dans les décisions de la CNULCD, et plaider pour des financements climat et terres directement accessibles aux communautés et organisations de la société civile en première ligne face à la désertification.