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La thématique du développement territorial

La gestion durable des terres est un enjeu majeur en Afrique sahélienne pour lutter contre la paupérisation et l’abandon des territoires ruraux par leurs habitants. Face à ce défi d’envergure internationale, l’action localisée dans les territoires concernés est indispensable.

L’implication des autorités locales est essentielle pour rechercher et mettre en œuvre des solutions à la fois adaptées aux situations et aux besoins de leurs territoires, et acceptées par tous les acteurs concernés par leur mise en œuvre.

Les réformes de décentralisation

Dans les pays du Sahel, des réformes de décentralisation ont été mises en place depuis plusieurs décennies, consacrant le droit des collectivités territoriales à s’administrer librement et à gérer leurs affaires propres en vue de promouvoir le développement et renforcer la gouvernance locale. Le transfert progressif de compétences des États vers les collectivités territoriales concerne entre autres la planification locale, le développement économique, la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, l’aménagement du territoire, la gestion du foncier, la santé et l’hygiène, l’eau et l’électricité. Les collectivités ont donc acquis une autorité en matière de gestion de leurs ressources naturelles. La décentralisation offre un cadre privilégié à la gouvernance locale, car elle favorise une gestion des affaires locales et une prise de décision concertée entre pouvoirs publics et populations.

Si la décentralisation est porteuse d’espoirs pour les populations et constitue un instrument privilégié de lutte contre la pauvreté, beaucoup de défis restent à relever. Le transfert de compétences n’est pas toujours accompagné de transfert de moyens financiers et humains. Malgré l’abondance de textes législatifs et réglementaires, notamment en matière de protection de l’environnement, Les élus manquent d’accompagnement pour la mise en œuvre des textes législatifs et réglementaires sur l’environnement.

Pour lutter contre la désertification de manière efficace, il y a donc un enjeu majeur à renforcer les capacités des collectivités locales, en particulier sur la gestion des ressources naturelles et la gestion durable des terres.

Le ReSaD considère que :

  • Les collectivités locales sont la porte d’entrée de toute action visant le déploiement de la gestion durable des terres dans les territoires sahéliens.
  • Ces acteurs, qui émergent dans le paysage du développement, doivent sortir de la posture de bénéficiaire d’actions portées par leurs partenaires.
  • Les autorités locales doivent devenir les pilotes du développement et en particulier de la gestion des terres. Pour cela, elles doivent pouvoir être en mesure de proposer des interventions sur leurs territoires.

Les actions du ReSaD pour un développement territorial intégrant la gestion durable des terres

Les membres du ReSaD encouragent l’intégration de la lutte contre la désertification dans des approches d’accompagnement des territoires :

  • Ils capitalisent les expériences de leurs membres en faveur du développement territorial, intégrant une gestion concertée des ressources naturelles et usages de ces ressources.
  • Ils développent une expertise et des outils pédagogiques pour renforcer et accompagner les collectivités locales dans leur rôle de pilote des territoires.
  • Ils mènent un plaidoyer visant la reconnaissance du rôle des collectivités locales dans la gestion durable des terres et leur implication accrue dans les négociations internationales sur la désertification.