Skip to main content

Retrouvez la collection complète des fiches techniques du GTD sur les savoirs paysans pour lutter contre la désertification

Les fiches techniques de LCD (Lutte Contre la Désertification)  « Savoirs de paysans et lutte contre la désertification » présentent des pratiques paysannes, couramment utilisées dans les régions arides, semi-arides et subhumides sèches, dont l’échelle d’application est l’exploitation familiale ou le groupe d’agriculteurs.

Elles sont à destination des coordinateurs de projets, des techniciens et groupements agricoles, et de tout acteur intéressé par le sujet. Elles ont pour but de leur donner un premier aperçu concret de ces techniques et de leurs effets.

On présente pour chaque technique les conditions d’utilisations ainsi que les ressources nécessaires, le principe de fonctionnement, les étapes de réalisation et les avantages et inconvénients.

Liste des fiches techniques

  1. Abreuver son troupeau en saison sèche avec un puisard
    Le puisard est une sorte de puits temporaire, de faible profondeur et de diamètre étroit, traditionnellement sécurisé avec de la paille et/ou du bois. Creusé en saison sèche par les éleveurs, lorsque les mares naturelles ou oueds sont asséchés, il permet d’abreuver manuellement les petits troupeaux avec l’eau des nappes alluviales. Cet ouvrage est rarement isolé, mais fait partie d’un ensemble. Il est ainsi possible de passer d’un puisard à un autre, le temps qu’ils se réalimentent.
  2. Réhabiliter des terres dégradées avec les tranchées manuelles
    Ces tranchées creusées en quinconce perpendiculairement à la pente sur des sols à inclinaison moyenne voire forte permettent de retenir l’eau de ruissellement, et ainsi de réhabiliter la végétation ligneuse et herbacée sur des sols dégradés.
  3. Augmenter la fertilité d’un champ cultivé en associant faidherbia albida aux cultures
    L’association de Faidherbia albida aux cultures est une technique essentiellement utilisée pour enrichir le champ en matières organiques et en azote. Souvent appelée la Régénération Naturelle Assistée (RNA), elle consiste à identifier et « élever » les jeunes plants qui poussent naturellement. Contrairement à la plupart des arbres, Faidherbia albida perd ses feuilles en saison des pluies. Il est particulièrement apprécié, car c’est une légumineuse, qui permet de fournir un fourrage digestible en saison sèche.
  4. Augmenter la fertilité d’un champ grâce aux diguettes en terre avec déversoirs
    La mise en place de diguettes en terre est une technique essentiellement utilisée pour capter l’eau de pluie et/ou limiter les dégâts sur le sol et les cultures dus à son écoulement. Elle consiste à monter une structure en terre compacte en forme de muret.

  5. Augmenter le potentiel d’un champ cultivé en installant des bandes enherbées
    La mise en place de bandes enherbées dans un champ cultivé est une technique essentiellement utilisée pour limiter les dégâts causés par l’eau de pluie sur le sol et les cultures. Elle consiste à planter ou semer, sur une ou plusieurs lignes, sous forme de « bandes », des espèces locales d’herbes.

  6. Augmenter le potentiel d’un champ cultivé en installant une haie vive antiérosive
    Découvrez tout le potentiel de l’utilisation des Haies-vives au Sahel. La haie-vive permet d’éviter l’érosion hydrique, protège les cultures et le sol du vent.
  7. Augmenter le potentiel d’un champ cultivé grâce aux cordons pierreux
    La technique du cordon pierreux est essentiellement utilisée pour diminuer les dégâts des eaux de pluie sur le sol. Elle consiste à réaliser une structure linéaire constituée d’un empilement de pierres.
  8. Augmenter le potentiel d’un champ cultivé grâce aux terrasses Fanya Juu
    La mise en place de terrasses de type Fanya Juu (« jeter de la terre en amont » chez les Kambas du Kenya) est une technique essentiellement utilisée pour capter l’eau de pluie qui s’écoule le long d’une pente. Elle consiste à creuser plusieurs fossés sur une pente et à assembler la terre sortie sous la forme d’un muret, en amont de chaque fossé. Les murets des terrasses sont stabilisés par des bandes d’herbes qui, fauchées, peuvent servir de nourriture aux animaux
  9. Cultiver des pentes recevant peu de pluies grâce aux jessour
    Les jessour (pluriel de jesser) sont essentiellement utilisés pour capter l’eau de ruissellement s’écoulant le long des pentes et les alluvions qu’elles charrient. Cette technique consiste à construire un ou plusieurs barrage(s) de talweg (= ligne d’écoulement des eaux), permettant d’accumuler ces alluvions. La terre stockée derrière le barrage permet ensuite de cultiver ou d’implanter des arbres fruitiers
  10. Disposer d’une réserve d’eau pour le maraîchage avec le bouli maraîcher
    La construction du « bouli » (retenue d’eau en langue mooré) est une technique utilisée pour récupérer les eaux de ruissellement. Elle consiste à creuser (ou surcreuser) une mare de façon à augmenter sa capacité de stockage en eau. Des périmètres maraîchers sont alors aménagés autour du bouli, facilitant ainsi l’arrosage des planches.
  11. Le pâturage tournant
    La pratique du « pâturage tournant », une technique permettant d’éviter le surpâturage causant la dégradation de la végétation et l’épuisement des sols.
  12. Limiter l’érosion des sols grâce au labour de conservation
    La technique du labour de conservation permet de limiter l’érosion des sols et d’augmenter l’infiltration de l’eau. Traditionnellement destinée à de petites surfaces agricoles, cette technique se développe sur de plus grandes surfaces dès les années 1980 en Afrique sub-saharienne.
  13. Mieux répartir la disponibilité des ressources fourragères avec la conservation de fourrages
    La production de foin permet de constituer des réserves pour la fin de la saison sèche, destinées à une partie du troupeau (les vaches laitières par exemple). La récolte de foin permet également de préserver la valeur alimentaire du fourrage, avant qu’elle ne s’abaisse au niveau de celle de la paille en fin de saison sèche.
    Les foins peuvent être réalisés à partir de fourrages naturels ou cultivés.
  14. Récupérer et revégétaliser des sols dégradés avec les tranchées nardi
    Les tranchées Nardi sont des micro bassins d’environ 4m de long et de 0,5m de large. Elles sont creusées perpendiculairement à la pente. 2 à 3 arbres sont plantés dans chaque tranchée ainsi que des herbacées pérennes l’année suivante, permettant ainsi de retenir l’eau de ruissellement, d’augmenter son infiltration et de végétaliser Contexte d’apparition Localisation des terres dégradées ou stériles pour les utiliser dans un contexte sylvopastoral.
  15. Remettre en culture des sols dégradés grâce aux demi-lunes manuelles améliorées
    La demi-lune est une technique essentiellement utilisée pour cultiver sur des terres fortement dégradées. Elle consiste à creuser des trous en forme de demi-lune pour y planter les cultures. La terre sortie lors du creusement permet de former un bourrelet protecteur.
  16. Remettre en culture des sols dégradés par le zaï agricole – manuel amélioré
    La technique du Zaï est utilisée pour cultiver des terres fortement dégradées. Originaire d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Mali, Niger), le Zaï permet d’améliorer les conditions du sol, mais aussi de capter et maitriser une ressource en eau peu abondante.
  17. Retenir l’eau avec les micro-barrages
    Les micro-barrages sont des ouvrages de 40 à 300m de long, construits avec des pierres et du mortier ou du béton et destinés à retenir l’eau d’écoulement lors de la saison des pluies. Les fondations souterraines permettent également de retenir l’eau souterraine

 

Exemple d’une fiche technique